Quatrième de couverture :
À l’université de Cap Rock, les élèves qui suivent le cursus du professeur Wiseman ne sont pas comme les autres. Leur originalité ? Ils possèdent tous des dons exceptionnels : télékinésie, télépathie, pyrokinésie… L’objectif de David en s’y inscrivant : découvrir la nature de ses capacités afin d’élucider la mystérieuse disparition de son grand-père.
Une quête qui l’emportera au-delà des frontières de la réalité, dans les zones insoupçonnées de l’Invisible, là où, depuis toujours, se joue le destin de l’univers.
J’ai Lu – 414 pages – 13 euros.
Conseillé par Maxime Chattam en personne sur les réseaux sociaux, c’est grâce à lui que j’ai pu découvrir cette saga et m’intéresser à cet auteur qui m’était encore inconnu. Et j’ai très vite fait le lien entre les deux personnes. Sous le pseudonyme de Richard Taleman, se cache un certain Olivier Descosse, membre de la Ligue de l’Imaginaire. Tout comme l’est Maxime Chattam.
Parapsychologie sur fond de clichés
C’est au cœur d’un campus typiquement américain que l’histoire se déroule. Nombreux bâtiments, terrain immense, une véritable ville bâtie pour l’éducation. C’est dans ce contexte que notre héros, David Creem, fraîchement inscrit en fac de parapsychologie, découvre les lieux pour la première fois. Et dès le départ, tout ne semble pas aussi aisé qu’il l’aurait cru.
Très loin des matières enseignées couramment, la télékinésie, télépathie et la pyrokinésie sont monnaie courante chez eux.
Il va très vite faire la rencontre d’un autre personnage, tout aussi important : Robert Vitti. Sous ses allures tirées du véritable bad-boy (dépassement des lois du campus, musique forte, grosse voiture, très confiant en lui), sa présence dans le roman ne passe pas inaperçue. Ses états d’âme en font parfois un personnage instable, dont on a du mal à cerner la psychologie. Les rares dialogues sur son ressenti trébuchent sur sa relation difficile avec Alice. Vous comprendrez rapidement ce dont il est question…
Maître des lieux, c’est le professeur Wiseman, archétype du grand sage débordant de savoir, qui lui fera découvrir tout ce qu’il a à savoir. Et il n’est pas au bout de ses surprises !
Un peu plus tard dans l’histoire, ce sont deux personnages féminins qui feront leur entrée : Alice, surnommée l’hawaïenne blonde canon, et Louise, qui se déplace en fauteuil roulant. Un cliché qui s’apparente facilement à la série des X-Men.
David Creem : Un destin tout tracé
Dès que l’on a compris pourquoi David a choisi cet institut pour étudier, on a alors saisi l’aboutissement de ce roman. L’âme de son grand-père, prisonnière dans une dimension méconnue commune à l’enfer, doit être libérée. Entre cette volonté et lui, David fait de nombreux cauchemars. Tous ont un point commun, une créature qui lui veut beaucoup de mal.
Le point fort dans ce roman est la clarté des explications. On pourrait penser que parler de parapsychologie serait complexe et déconseillée aux débutants du genre, mais non ! On dirait même que l’auteur suit un protocole très strict pour arriver à ses fins. En effet, il décrit toutes les étapes nécessaires à une décorporation, comme si ces étapes étaient bien réelles. C’est même assez troublant, et cela paraît véridique. Alors réalité ou invention ? Le mystère que laisse planer l’auteur laisse songeur.
Des forces, mais des espérances déçues
Mes regrets resteront les passages descriptifs et explicatifs tirés en longueur. Il faut bien mettre l’univers en place, mais ça prend du temps, surtout au profit d’actions qui auraient pu alimenter le scénario de façon plus efficace. J’ai facilement décroché par moments.
Les personnages-clichés n’aident pas non plus à s’imprégner de leur essence personnelle, je ne les imagine qu’au travers de leur apparence et de quelques caractéristiques. Seul le destin de David pourrait jouer sur la corde de l’empathie, mais ça ne fonctionne pas chez moi.
La Confrérie de l’Invisible, oui, si vous souhaitez vous divertir en lisant un style différent et si vous voulez vous poser des questions sur des thèmes un peu exotiques par rapport à la littérature habituelle. Un univers mystérieux habilement construit vous attend. N’ayez toutefois pas peur de la faiblesse de construction des personnages et du manque d’action en général.