Écrit par l’auteure de Divergente et de Marquer les Ombres, Veronica Roth propose un livre composé de six histoires en lien avec la technologie et ses univers. Entre la mort et le renouveau, entre l’amour et là vengeance, c’est le moment de plonger de nouveau dans la plume de l’auteure !
Six univers. Dans chacun de ces mondes futuristes parfois proches du nôtre et parfois si différents, la technologie transforme les êtres et façonne de nouvelles possibilités. Pourtant, chacun reste confronté à des problématiques profondément humaines. Plongez dans ces futurs, et explorez des histoires de mort et de renouveau, de haine et d’amour, de vengeance et de pardon… dont la fin n’est qu’un nouveau commencement.
6 histoires émouvantes et futuristes, qui chacune à leur manière explorent les thèmes de la mort (celle que l’on inflige, celle qui nous frappe), l’amitié, la famille, la résilience.
Des récits d’anticipation dans la veine de Black Mirror.
Nathan – 320 pages – 16,95 euros.
ISBN : 978-2-09-259344-8
Ce recueil de nouvelles compte six histoires. Comme tout livre de ce type, je rédige une courte chronique pour chaque nouvelle. Vous aurez ainsi l’occasion de découvrir de quoi chaque texte parle, tout en pouvant y lire mon avis.
Inertia
Cette nouvelle raconte l’histoire de Matt et de Claire, deux adolescents. Matt se trouve dans un lit d’hôpital, mal en point suite à un accident. Claire vient lui rendre visite, une dernière visite avant que le coma ne cesse et que toute vie se sépare de son corps. Dans cet univers futuriste, le futur défunt peut revivre des souvenirs avec d’autres personnes. Comme pour faire le point sur sa vie, et pour voir de l’intérieur les meilleurs instants de son existence, qu’il peut ainsi partager.
Ce texte offre la représentation d’une belle histoire d’amour, alors que la mort s’approche à grand pas. Des souvenirs s’enchaînent, et grâce à cela, j’ai pu me mettre dans la tête des deux protagonistes pour les comprendre. Certains passages sont peut-être trop succinct à mon goût, ce qui peut rendre la compréhension de quelques scènes plus complexe.
Les Fileuses
Atleigh est une chasseuse de sangsues. Mais pas de celles que l’on peut trouver dans la nature. Plutôt de celles qui peuvent entrer en symbiose avec des êtres vivants pour vivre à leur place, en laissant leur hôte de côté.
Cette histoire évoque la vie et la mort, ainsi que la durée de notre existence. C’est une histoire agréable, qui ne permet toutefois pas de s’attacher aux personnages. Les surprises retombent comme un soufflé, et les émotions sont absentes. Je n’ai rien ressenti en découvrant les quelques événements dramatiques.
Les Écoutants
Darya vivait dans une famille aux atours complexes. Sa mère se contentait de boire sans cesse, si bien qu’elle vivait en état d’ivresse de façon presque permanente. Aujourd’hui, Darya devait faire un choix. Face à elle, la femme en blouse blanche lui demandait de choisir entre le rouge et le noir, entre deux implants, l’un qui lui permettrait d’écouter la musique de la vie, tandis que l’autre lui révélerait le son de la mort.
Cette nouvelle change des deux premières, et offre de belles émotions. J’ai été happé dans cette histoire mêlant vie familiale difficile, choix de vie importants, le tout saupoudré d’un brin de musique. C’est simple, la musique est omniprésente. Ce texte, rythmé et intense, vaut la peine qu’on s’y intéresse. Il y a là cette petite touche de magie qui donne vie aux mots !
Vim et Vigor
Dans un univers baigné par les super-héroïnes, Edie cherche à savoir quel prétendant pourra l’accompagner au cours d’un bal. Heureusement pour elle, le père de Kate, son amie, a inventé un Protocole d’élucidation, par lequel il est possible de vivre les choix possibles dans l’avenir, pour appréhender leurs impacts.
Ainsi, Edie va vivre virtuellement le futur en fonction du choix qu’elle va faire entre Chris et Evan. Je n’ai pas franchement adhéré à ce texte, beaucoup trop lié au genre de la romance. Je n’y ai pas trouvé de réel intérêt, et même le final n’est pas aussi surprenant que ce qu’il laissait paraître.
Carapaçonnés
Cette nouvelle se compose de deux histoires, sur deux Shotet, qui prennent part dans la série Marquer les Ombres. Ce texte est très abouti, et donne un point de vue différent sur les événements de la saga littéraire. On entre plus en profondeur au cœur des personnages de Teka, qui cherche à tuer Cyra Noavek, et de Akos, un prisonnier qui désire se faire reconnaître en tant que soldat, et de reprendre ainsi sa liberté.
Ces deux histoires sont prenantes, pleines d’émotions et se lisent d’une traite. Il n’y a pas vraiment de suspense, mais ma curiosité a pris le pas pour me donner envie de les découvrir. Concernant le texte de Teka, on comprend mieux ses pensées contradictoires en ce qui concerne Cyra, avant de prendre une décision ferme et définitive. Quant à Akos, on appréhende mieux ses désirs et des volontés, ainsi que sa motivation à devenir la personne qu’il désire être.
Le Transformatiste
Ce texte est nimbé de mystère. Déjà, il évoque en premier lieu les calamitas, ces oiseaux qui se créent une carapace de protection en se mordant eux-mêmes. Puis, on entre dans l’histoire de Otho, prisonnier de niveau 7, ce qui signifiait que son don-flux pouvait causer pas mal de tord à quiconque le toucherait.
Quelqu’un avait décidé de prendre sa défense lors de son dernier appel, pour enfin le libérer. Mais Otho, qui n’avait plus beaucoup de famille, ignorait qui cela pouvait bien être…
J’ai trouvé cette nouvelle un peu confuse. Entre les calamitas qui laissent un goût d’inachevé, et toute cette sphère sectaire qui gravite autour de la famille de Otho, on entre jamais vraiment dans le détail. Ce texte laisse des portes entrouvertes et des possibilités, tout en parlant de Zold et de ses tests de langage pour pouvoir y vivre, là où Otho va tenter sa chance.
Ma note : 3/5